Emploi d’un-e auxilaire de vie pour votre proche : en direct ? ou par une association ?

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Cet article peut vous aider à voir plus clair et à prendre les bonnes décisions.

Votre parent, ou votre proche a besoin d’une aide à domicile, pour l’aider ponctuellement dans la semaine, ou de façon plus intense, car il/elle est devenue très dépendant-e ?

– Il/elle sort d’hospitalisation ? Probablement qu’il/elle a déjà été en contact avec un-e assistante sociale de la structure qui l’hébergeait. Ce-tte professionnel-le vous a sans doute proposé une visite à domicile pour évaluer le niveau de « dépendance » de votre proche. Cette visite est assurée par une équipe du département (infirmier-e ou assistante sociale la plupart du temps).

– Très dépendant (classé GIR 1-2-3), votre proche aura probablement le bénéfice de l’octroi de nombreuses heures mensuelles d’APA (aide pour l’autonomie). Budgétées par le département, elles permettent de pallier au manque d’autonomie (20-70 h mensuelles généralement).

– Moins ou peu dépendant (classé GIR 4-5-6) alors votre proche n’aura pas de proposition d’octroi d’APA.

– Si votre proche perd de l’autonomie soudainement, ou si son niveau de dépendance n’a pas été révisé depuis un certain temps, pensez à demander une nouvelle étude de son cas, appelez le département service « aide à l’autonomie ».

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objectif : aider, pallier, maintenir, stimuler…

Pour les GIR 1-2-3

Votre proche est très dépendant. Il nécessite très probablement des soins quotidiens.

Sachez que l’état favorise aujourd’hui la mise en place des structures type association ou entreprises du service à la personne pour le prendre en charge.

Votre proche a besoin de soins de nursing ? (toilette, habillage, éventuellement pose de bas de contention…) Pour ces soins uniquement, vous pouvez faire appel à une équipe d’infirmières libérales. Celles-ci sont directement payées par la CPAM et la mutuelle (si votre proche n’est pas en ALD). C’est un poste de dépense en moins si vous arrivez à trouver des infirmiers qui veulent bien prendre en charge ces soins (ils sont de moins en moins nombreux à le pouvoir, leur charge de travail s’étant lourdement intensifiée ces 5 dernières années, ils préfèrent réaliser des soins techniques liés à leurs compétences techniques).

Les infirmiers étant formés pour prendre en charge les pathologies du vieillissement ou de la dépendance, leur présence à domicile sera un plus. Même s’ils ne peuvent pas gérer les soins de nursing, faites en sorte qu’ils puissent intervenir, même ponctuellement, car ils seront un oeil averti et aguerri sur la situation, et aussi un lien privilégié avec votre proche et vous-mêmes.

 ! L’octroi de l’APA par le département sera toujours plus favorable via les structures privées ou associations, en comparaison de l’emploi direct d’une auxiliaire de gré à gré. En effet, l’état considère qu’il est préférable dans cette situation, qu’une structure gère les soins au quotidien. Cela permet la continuité des soins en cas d’absentéisme de dernière minute, la présence d’une aide 7j/7, 365 j/an…

Ex : le département rémunère à travers l’APA, 22€/h une heure d’intervention par une structure. En revanche, il octroie environ 8€/h une heure d’intervention par un-e auxiliaire de vie employé-e en direct. Le reste à charge est d’environ 14€/h pour le particulier. Tout le monde comprend pourquoi cela incite le particulier à passer par une structure.

Mais pour diverses raisons, vous pouvez bien sûr toujours employer en direct un-e auxiliaire (vous le/la connaissez personnellement, on vous l’a chaudement recommandé-e, etc). Veillez en amont à bien discuter avec lui-elle des 5 semaines de congés obligatoires et des situations où les absences pourraient être un point d’achoppement. Globalement, il faut que l’auxiliaire puisse répondre à cette question : est-ce qu’il/elle a un binôme de travail qui lui permettrait d’être remplacé-e au pied levé, en cas de maladie, accident de travail, congés exceptionnel… ?. Si oui, et si vous tissez un lien de confiance solide avec l’intervenant-e, alors vous pouvez tenter de l’employer en direct (ou de gré à gré). Rendez-vous à la rubrique de notre site “employer un salarié en CESU, comment cela marche ?”

Employer un salarié en CESU, comment cela marche ?

Si le foyer de votre proche est fortement imposable, la part de l’APA risque d’être infime (quel que soit le degré d’autonomie). Dans ce cas, l’octroi de l’APA n’est pas une composante financière à prendre en compte. De gré à gré, ou par une entreprise, l’idée est d’anticiper les risques d’absence de votre intervenant, et les compétences de celui-ci/celle-ci qui lui permettront, sur le long terme, d’assurer son intervention auprès de votre proche.

Pour les GIR 4-5-6

Votre proche est peu dépendant, mais ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas veiller à ce qu’une présence régulière et fiable dans le temps soit un soutien pour lui/elle. C’est ce qu’on appelle l’étayage. Plus il est efficace et précoce, plus le maintien de votre proche dans son quotidien sera facilité. L’offre d’aide à domicile doit être un juste milieu entre l’offre de services concrète (courses, aide aux repas…ménage)… et une stimulation intellectuelle, qu’on appellera aussi maintien de l’élan vital (quand on fait les courses avec, ou à la place, on fait une liste ensemble… quand on fait l’aide aux repas, on propose à la personne aidée de réaliser des tâches à sa portée…etc).

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objectif : maintenir à tout prix les habitudes des personnes aidées

Dans cette catégorie de niveau de dépendance, vous pouvez aussi demander à votre mairie et à la CARSAT une aide financière additionnelle, parfois, vous pouvez avoir quelques aides non négligeables.  

Vous pouvez aussi demander à une équipe d’infirmiers à domicile de venir pour effectuer les soins de nursing.

Que votre proche soit très dépendant ou pas, il faut avant tout s’assurer :

– de la confiance que vous établirez entre le proche – les intervenants – vous-mêmes (si vous gérez cette partie-là)

– d’un faible turn-over des intervenants

– de la qualification et du maintien du niveau des compétences dans le temps (dans les structures notamment, le déclin de l’investissement et l’absentéisme sont des points perfectibles…)

Comment s’en assurer ?

interroger votre proche si celui-ci peut s’exprimer. C’est la première chose à faire, qui vous permettra d’objectiver très simplement la situation.

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appeler votre proche et faire le point avec lui/elle, c’est la/le premier-re concerné-e qui doit s’exprimer avant tout

un cahier de liaison est mis en place au domicile, il est soigneusement rempli, tous les jours d’intervention, et les données essentielles sont là (heures d’intervention, nom de l’intervenant, actions réalisées, demandes factuelles pour les prochaines interventions, évaluation du niveau de vigilance ou de l’humeur, mesures exceptionnelles mises en place (ex lessives hebdomadaires, courses, incitations à boire, et autres…liste non exhaustive et heureusement 😉) .

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le cahier de liaison, un incontournable pour une prise en charge de qualité et bienveillante

une conversation téléphonique avec les responsables de secteur, ou d’équipe, ou avec l’auxiliaire de vie directement vous permet de comprendre comment se passe la prise en charge.  Elle permet de garder un lien humain entre vous et l’intervenant, cela humanise la prise en charge. Cela permet aussi de vous rendre compte des écueils de la prise en charge et de les lister objectivement.

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Passer 15 minutes au téléphone par semaine pour rendre compte d’une situation est utile et permet d’éviter des situations de souffrance, ou embarrassantes
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