Sécuriser le domicile en 7 étapes

Retour

1. Eliminez les tapis

Tout tapis au domicile est un risque de chute. Qu’il soit large, étroit, une simple descente de lit, peu épais, remplissant presque toute la pièce, anti dérapant, qu’il ait une valeur sentimentale ou qu’il soit esthétique, mieux vaut le retirer pour ne pas regretter les conséquences d’une chute.

Le seul tapis à conserver peut éventuellement être celui de la baignoire ou de la douche, s’il est anti dérapant. Nous attirons votre attention tout de même sur le fait que certains tapis anti dérapant peuvent être traitres, si les ventouses ne sont pas suffisamment collées au revêtement, ils peuvent être de vraies peaux de banane.

Parfois, une serviette de bain sur le fond de la baignoire peut parfaitement jouer le rôle du tapis anti dérapant (bien penser à la faire sécher à chaque fois et à la réserver à cet usage).

Si vous utilisez un tapis anti dérapant inefficace ou dangereux, nous vous recommandons son remplacement par une serviette, ou des bandelettes anti-dérapantes à coller sur le fond de la baignoire ou le receveur de douche.

2. Relevez les assises

Les difficultés liées à l’action de ‘se relever’ sont parfois très invalidantes. Elles poussent parfois une personne / un bénéficiaire / un employeur, à déployer des ressources insoupçonnées afin de se déplacer. Certains se penchent en avant et tombent, d’autres essaient d’attraper des objets à distance, font tomber du mobilier…

Pour pallier cette difficulté, il semble important de pouvoir optimiser chaque poste d’assise.

Le fauteuil du salon : faire en sorte de le choisir avec une commande électrique pour permettre au dossier et à l’assise de s’élever, rendant la transition assis – debout plus aisée.

istockphoto 1454244557 612x612 1

Si cela s’avère trop onéreux, choisir de rehausser l’assise du fauteuil avec un coussin à mémoire de forme (idéalement anti-escarre : celui-ci sera prescrit par un médecin) ce qui permettra de gagner quelques centimètres (entre 10 et 20) utiles au transfert du poids du corps vers l’avant. Proposer lors de cette transition assis – debout, un cadre de marche face à soi pour gagner en stabilité.

Les toilettes : adapter à la lunette des WC un réhausseur de toilettes. Haut d’environ 20-30 cm, il permet de se relever plus facilement. Associé à une barre latérale, fixée au mur à hauteur des mains, il sera d’autant plus efficace.

Le lit : s’il est médicalisé, on relèvera la hauteur du lit pour faciliter la transition assis-debout. On n’y pense presque jamais mais cela facilite grandement la bascule du poids du corps vers l’avant.

Si on veut faire une pause lors d’un déplacement ou lors d’une station debout prolongée, on privilégiera de s’assoir sur son cadre de marche.

istockphoto 657240632 612x612 1
on s’assoit sur la plateforme centrale pour se reposer quelques minutes

Certains modèles sont dotés d’une plateforme intermédiaire, qui permet de se reposer momentanément. Suffisamment haute, elle facilite aussi la transition assis-debout.

3. Installez des rampes là où c’est possible

Qu’elles soient fixées par des vis ou des ventouses (modèles à accrocher sur des carreaux de céramique), elles permettent de sécuriser les déplacements, les transferts, ou les statures debout si elles sont prolongées (toilette lavabo, douche, habillage…).

Voici les situations qui nécessitent la pose d’une rampe ou d’une poignée :

  • Un escalier, même de quelques marches.
  • Un long couloir
  • L’accès à l’entrée du domicile si celle-ci se trouve en haut de quelques marches
  • Un escalier extérieur pour une maison dont l’espace à vivre se situe au 1er étage.

4. Sécuriser la douche ou la baignoire

a. Douche

La douche est de plain-pied, elle est à « l’italienne » ? c’est la configuration idéale. Il sera aisé d’y installer une chaise garde-robe à l’intérieur, voire même de faire entrer un fauteuil si elle est assez large.

Si la douche comporte un bac receveur un peu élevé, privilégiez une barre à proximité de l’entrée pour permettre une enjambée en toute sécurité. C’est un endroit très pourvoyeur de chutes (à l’entrée et à la sortie).

Dans tous les cas, une barre latérale à l’intérieur de la douche (ou d’une baignoire) permet de sécuriser la station debout.

La problématique de la douche reste l’espace exigu si une tierce personne est nécessaire pour l’aide à la toilette. Nous sommes souvent amenés à laisser une porte ou un rideau ouvert pour les soins. On n’hésitera pas à s’appuyer sur les murs pour réaliser les soins. Cela sécurise notre ergonomie au travail et renforce la solidité de notre posture en cas de chute.

b. Baignoire


Il est plus simple de sécuriser une baignoire. Il est possible de poser une planche de bain sur les rebords (on mettra la poignée du côté du mur et non du côté du bord libre), ou un siège pivotant avec un dossier selon le degré de perte d’autonomie.

5. S’occuper des chaussants

Les chaussants sont tout ce qui s’adapte aux pieds : chaussures, sandales, chaussons, chaussettes anti-dérapantes.

a. À la bonne taille

– porter des chaussettes ou des bandes de contention augmente le volume du pied qui ne rentre plus dans la chaussure habituelle (il est donc parfois nécessaire d’acheter 2 paires de chaussures avec 2 pointures d’écart pour permettre aux 2 pieds d’être confortables).

– la variation de taille peut intervenir aussi avec la déformation du pied (modification des postures, arthrose…).

la survenue de plaies peut modifier les modalités de chaussage. Il faut éviter dans la mesure du possible les frottements avec les zones fragiles ou douloureuses (plaies liées au diabète, ulcères, plaies variqueuses, plaies d’escarre doivent faire repenser l’utilité d’un chaussant classique..). Il existe des chaussures qui permettent la levée de charge (chaussures de type Barouk) disponibles sur prescription médicale.

b. Confortables !

Amener une personne / un bénéficiaire /employeur chez le vendeur de chaussures est beaucoup plus fréquent que ce qu’on imagine. Porter des chaussures ou des chaussons à sa taille ne doit pas être un luxe. Cela répond au besoin primaire de « se mouvoir en toute sécurité ».

Les cadeaux de Noël ou d’anniversaire sont souvent l’occasion d’offrir une nouvelle paire de chaussons. Amenez les aidants à envisager ce genre de cadeaux si vous trouvez que la personne n’est pas à son aise dans ses chaussants actuels.

6. Rationaliser les déplacements

Savoir où se situent les pièces d’un logement permet de comprendre comment la personne utilise l’espace pour répondre à ses besoins primaires.


Se reposer (la chambre), se vêtir (le dressing), se laver (la salle de bain), manger (la cuisine), éliminer (les toilettes), se divertir (le salon) sont les besoins fondamentaux qui vont conditionner les déplacements. Ces trajets seront fréquents pour certains d’entre eux (pour aller aux toilettes par ex).

besoins du domicile

Certains déplacements sont pourtant superflus ou dangereux. Ex : les déplacements à la cave, au grenier. L’entrepôt de certaines denrées dans une pièce lointaine, qui nécessite des allers-retours longs ou fatigants.

Rationaliser = rendre les déplacements les plus simples possibles

Exemples d’actions :

enlever les petits meubles bas qui encombrent l’espace, un couloir notamment, un virage très fréquenté, ou la salle de bain.

déplacer l’électroménager qui se trouve à distance (ex : la machine à laver située dans une buanderie ou au sous-sol -> la ramener au même étage pour éviter les déplacements dangereux dans les escaliers).

optimiser les tâches du quotidien : passer à la pharmacie et faire ses courses peuvent faire l’objet d’un seul aller-retour. Organiser le quotidien pour minimiser les déplacements à l’extérieur.

– Si une personne est en perte d’autonomie majeure, on pensera à transférer les objets de ses besoins primaires dans sa pièce de vie. Celle-ci peut être la chambre ou le salon. Il est important qu’une chaise garde-robe soit à disposition, ainsi qu’un fauteuil (ce fauteuil doit pouvoir servir à recevoir du monde également pour maintenir les liens sociaux). On peut imaginer transférer une TV, une radio, ou des livres pour maintenir le besoin d’apprendre. On mettra en place une tablette (adaptable) qui permettra d’optimiser la prise des repas et l’ergonomie des soins s’il y en a.

7. Ajuster les aides à la marche

Elles sont à adapter en fonction de la dépendance, et des préférences de la personne. On a tendance à classer ces différentes aides en fonction du degré de l’autonomie.

a. Marche encore autonome

Canne simple >> canne tripode >> compagnon à roulettes

b. Marche avec pertes d’équilibre, besoin d’aide pour se relever

déambulateur à roulettes >> cadre de marche

c. Post-opératoire ou blessure momentanée

Béquilles (cannes anglaises)

Article ajouté au panier
0 Produit - 0,00 
Bannière de Consentement aux Cookies par Real Cookie Banner